Sentier national
2004
Dans Sentier national, Raymonde April a choisi d’inscrire son rapport à la nature dans la durée, plus exactement à l’intérieur d’une étendue temporelle qu’elle s’est employée à fractionner en quelques séquences. Les images de la série forment, une fois rassemblées mentalement, un lieu unique, un lieu d’expériences vécues et perçues à l’intérieur d’un laps de temps que l’on imagine relativement court. Les prises de vues sont tantôt en couleur tantôt en noir et blanc. Une alternance qui vient souligner l’actualité paradoxale de l’expérience phénoménologique que l’auteure s’entête à reconstituer – en pure perte, elle le sait bien. (...)
Jean-Claude Rochefort, Bifurcations, notes et matériaux, extrait